Comment organiser le planning de garde d'un service hospitalier ?
Un planning de garde hospitalier assigne chaque jour un médecin par poste (maternité, hospitalisation, urgences) plus un médecin de garde 24h. Il doit respecter les repos légaux, les quotités de chaque praticien, et répartir équitablement les gardes de week-end — samedi, dimanche et jours fériés séparément.
Les 3 étapes : collecte des désidérata (disponibilités de chaque praticien), génération du planning, validation par le responsable.
Les contraintes à gérer : repos post-garde obligatoire, jours non travaillés (mercredi off, temps partiels), espacement entre gardes, plafond de charge mensuel.
Exemple concret : un service de pédiatrie avec 10 médecins de 30 % à 100 %, 3 postes + 1 garde = 4 affectations par jour en semaine, garde seule le week-end.
C'est quoi les désidérata dans un planning de garde ?
Les désidérata sont les préférences exprimées par chaque médecin pour le mois à venir : jours d'indisponibilité, demandes de garde spécifiques, jours où ils préfèrent ne pas travailler, formations prévues. Le responsable du planning collecte ces préférences avant de générer le planning.
7 types dans DeGarde : indisponible (bloquant), préfère pas (souple), demande de garde, formation, congé, activité externe, arrêt.
C'est le terme standard utilisé par les médecins hospitaliers — pas "préférences" ni "disponibilités".
Le responsable ouvre une campagne de collecte avec date limite, suit les soumissions en temps réel, puis ferme la collecte avant génération. Les indisponibilités sont des contraintes dures (jamais violées). Les "préfère pas" sont des contraintes souples (pénalité ajustable).
Comment répartir les gardes de week-end équitablement ?
L'équité des gardes de week-end impose de séparer trois compteurs : gardes du samedi, gardes du dimanche (+ jours fériés), et gardes du vendredi (+ veilles de fériés). Chaque type a une valeur différente — le dimanche donne droit à une indemnité de sujétion, pas le samedi. Compter toutes les gardes ensemble est le piège le plus courant.
3 règles d'équité distinctes : équité samedi (poids 80), équité dimanche + fériés en semaine (poids 120 — le plus élevé car double paie), équité vendredi + veilles fériés (poids 50).
Biais annuel : le moteur prend en compte l'historique des mois précédents pour lisser sur 12 mois, pas juste le mois en cours.
Avec des temps partiels (30 % à 100 %), la cible n'est pas le même nombre de gardes pour tous — elle est proportionnelle à la quotité.
Comment gérer les mi-temps et temps partiels dans un planning de garde ?
Chaque médecin a un profil individuel avec sa quotité (30 %, 50 %, 60 %, 100 %), ses jours de présence autorisés, et son volume de gardes cible. Un médecin à 60 % qui ne travaille pas le mercredi ne sera jamais affecté ce jour-là, et fera 2-3 gardes par mois au lieu de 4-5 pour un temps plein.
Exemple réel (anonymisé) : un service de 10 médecins avec 6 quotités différentes (30 %, 40 %, 50 %, 60 %, 70 %, 100 %).
Le moteur gère automatiquement : jours de présence (whitelists par jour de la semaine), volume de gardes cible individualisé, et le cas spécial d'un médecin à 50 % qui fait autant de gardes qu'un 100 % parce que les gardes sont son activité principale.
Le budget de demi-journées (système P) plafonne la charge : 414 P par an pour un temps plein, proratisé pour les temps partiels.
Qu'est-ce que le repos post-garde et comment le gérer ?
Le repos post-garde est l'obligation légale de ne pas travailler le lendemain d'une garde de 24h. Le médecin de garde de 9h à 9h le lendemain ne peut être ni posté ni de garde le jour suivant. C'est une contrainte dure — elle ne peut jamais être violée.
Le repos post-garde consomme un jour de présence — il "mange" un jour travaillé.
Cas vendredi/samedi/dimanche : la garde génère aussi des jours de récupération gérés par les médecins. Garde vendredi → 1 jour de récup (lundi). Garde samedi → 2 jours de récup (lundi + mardi). Garde dimanche → 1 jour de récup (mardi, lundi = repos obligatoire).